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Hugues BARON

Dermatose nodulaire contagieuse : l’État mobilise 1,22 million d’euros pour soutenir les éleveurs ariégeois

Pour faire face aux conséquences économiques des restrictions sanitaires imposées par l’épidémie, une enveloppe exceptionnelle vient renforcer l’accompagnement des exploitations bovines et laitières du département.

l’État mobilise 1,22 million d’euros pour soutenir les éleveurs ariégeois

Confrontés aux impacts directs de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), les éleveurs de l’Ariège bénéficient d’un dispositif d’aide d’urgence financé par l’État. Au total, 1 219 900 € sont engagés afin de compenser les pertes liées aux contraintes sanitaires, notamment les limitations de circulation des animaux et l’obligation de maintien des veaux sur les exploitations.

Une première tranche de 710 800 € a déjà été distribuée. Elle est désormais complétée par un second financement de 509 100 €, destiné à renforcer l’indemnisation des exploitants situés en zone réglementée.

L’aide est calculée selon un système de forfaits progressifs, établi en fonction du nombre de veaux mâles nés entre le 1er mars et le 19 décembre 2025 et conservés sur l’exploitation. Les bénéficiaires n’ont aucune formalité supplémentaire à effectuer : le complément est attribué automatiquement.

Barème prévu : 3 à 5 veaux : 1 237,50 € / 6 à 10 veaux : 1 650 € / 11 à 20 veaux : 2 475 € / 21 à 30 veaux : 4 125 € / à partir de 31 veaux : 5 775 €

Les jeunes installés depuis moins de quatre ans percevront une majoration de 500 €.

Une compensation dédiée aux élevages laitiers

Les structures laitières disposent également d’un appui financier complémentaire de 700 €, afin de compenser les volumes de lait non commercialisés du fait du maintien des animaux sur site. Cette mesure s’applique de manière identique aux exploitations individuelles comme aux GAEC.

L’ensemble des aides est plafonné à 9 000 € par exploitation.

Avec ce dispositif, les pouvoirs publics visent à préserver la trésorerie des élevages et à limiter l’impact économique d’une crise sanitaire qui fragilise durablement la filière bovine locale.