Publié : 12h42 par
Hugues BARON

Ariège : la sécheresse s'aggrave, de nouvelles restrictions d'eau entrent en vigueur

Face à la poursuite de la sécheresse et à la baisse des débits des cours d'eau, le préfet de l'Ariège renforce les mesures de restriction de l'usage de l'eau. Plusieurs bassins versants passent en crise, en alerte renforcée ou en alerte, tandis que l'ensemble du département est invité à adopter un comportement écoresponsable.

Ariège : la sécheresse s'aggrave, de nouvelles restrictions d'eau entrent en vigueur
Ariège : la sécheresse s'aggrave, de nouvelles restrictions d'eau entrent en vigueur
Crédit : patrimoine-seixois.fr

Le déficit de précipitations observé depuis le mois d'avril, associé à des températures exceptionnellement élevées et à la canicule, entraîne une forte diminution des ressources en eau. Dans le même temps, les prélèvements continuent d'augmenter, notamment pour les besoins agricoles.

À l'issue du comité de suivi de l'étiage réuni le 24 juin, le préfet a décidé de placer en crise les bassins versants de l'Arize non réalimentée, des affluents de la Lèze et du Volp. Les bassins des affluents de l'Ariège aval, du Sios et de l'Hers-Vif non réalimenté passent en alerte renforcée, tandis que le bassin du Touyre est placé en alerte. Le bassin du Salat, qui concerne une grande partie du Couserans, reste en vigilance.

Dans les secteurs en crise, seuls les usages prioritaires de l'eau sont maintenus, comme l'alimentation en eau potable, la santé, la sécurité publique ou l'abreuvement des animaux. L'arrosage des potagers reste autorisé uniquement de 20 h à minuit et de 4 h à 8 h, sous conditions.

En alerte renforcée, le remplissage des piscines privées, le lavage des véhicules, le nettoyage des façades et le fonctionnement des fontaines en circuit ouvert sont interdits. L'arrosage des pelouses, jardins d'agrément et espaces verts est également interdit.

Le préfet appelle également tous les habitants, y compris dans les secteurs placés en vigilance, à économiser l'eau au quotidien en limitant les consommations non essentielles. Des contrôles seront réalisés et des amendes pouvant atteindre 1 500 euros pour les particuliers et 7 500 euros pour les personnes morales sont prévues en cas de non-respect des restrictions.

Les mesures pourront évoluer en fonction de la situation météorologique et hydrologique dans les prochaines semaines.